Infos santé

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Cancer

Qu’est-ce que le cancer du sein ? 

La cancer du sein apparaît lorsque certaines cellules du sein se multiplient de façon anormale et forment une tumeur. Lorsqu’elle est non vascularisée, on parle du tumeur bégnine. Si elle est vascularisée, c’est une tumeur maligne. C’est d’ailleurs la tumeur maligne la plus fréquente chez la femme. Il en existe plusieurs types : certains sont « agressifs » et évoluent rapidement, d’autres plus lentement. 

Détecté tôt, le cancer du sein guérit dans 9 cas sur 10. 

Quelques chiffres  

60 % des cancers du sein sont détectés à un stade précoce et 7,3 % le sont à un stade métastatique.

Plus de 60 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chaque année en France

La majorité des cancers du sein surviennent après 50 ans

Les symptômes

 Il existe plusieurs signes qui peuvent alerter :

  • Une masse ou un nodule dans le sein ou sous le bras, perceptible au toucher 
  • Des modifications de la peau du sein : rougeur, épaissement, peau « d’orange », rétraction de la peau 
  • Des changements au niveau du mamelon : rétraction, écoulement inhabituel (clair ou sanglant), irritation ou douleur
  • Toute modification inhabituelle, persistante ou nouvelle, même en l’absence de douleur : c’est pourquoi l’autosurveillance régulière est important. 

Il est important de souligner que certains cancers du sein peuvent ne présenter aucun symptôme visible, d’où l’intérêt du dépistage. 

Les recommandations 

  • Dépistage recommandé tous les 2 ans pour les femmes de 50 à 74 ans 
  • Même en l’absence de symptôme, pratiquer l’autosurveillance
  • Consulter rapidement un.e professionnel.le de santé (médecin, gynécologue, sage-femme…) si un symptôme ou une anomalie repéré
  • Adopter un mode de vie sain (activité physique, alimentation équilibré, réduction de l’alcool,…)
  • Sensibiliser son entourage, notamment pendant l’Octobre Rose, pour encourager le dépistage.

Sources : INCa, Ligue contre le cancer

Qu’est-ce que le cancer du col de l’utérus ?

Le cancer du col de l’utérus est une tumeur qui se développe dans les cellules du col – la partie basse de l’utérus qui relie l’utérus au vagin. Dans la grande majorité des cas, il est dû à une infection persistante par les papillomavirus humains (HPV), une famille de virus transmissibles par voie sexuelle. 

Quelques chiffres 

  • En 2023, environ 3159 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus ont été diagnostiqués en France 
  • C’est le 12ème cancer le plus fréquent chez les femmes en France
  • Lorsqu’il est repéré tôt, grâce au dépistage, ce cancer est largement évitable : on estime qu’environ 9 cancers sur 10 pourraient être prévenus 

Symptômes 

Souvent le cancer du col de l’utérus ne provoque aucun symptôme au stade précoce, ce qui rend le dépistage essentiel.

Quand les signes apparaissent ils peuvent inclure :

  • Saignement après les rapports sexuels ou en dehors des règles 
  • Pertes vaginales inhabituelles
  • Douleurs pendant les rapports ou dans le bas-ventre
  • Troubles urinaires ou digestifs (rarement), douleurs lombaires. 

Ces signes ne signifient pas systématiquement un cancer, mais ils doivent pousser à consulter un.e médecin ou un.e sage-femme. 

Recommandations 

  • Faire un dépistage régulier : le dépistage s’adresse aux femmes de 25 à 65 ans. Pour les 25-29 ans, on réalise un frottis cytologique, puis de 30 à 65 ans, un test de détection du virus HPV à haut risque. Un dépistage régulier est essentiel, même en cas de vaccination.
  • Se faire vacciner contre le HPV : Qui est concerné ?
  • Jeunes filles et garçons âgés de 11 à 14 ans (schéma vaccinal complet).
  • Rattrapage possible jusqu’à 19 ans révolus.

Remboursement
Le vaccin est pris en charge à 65% par l’Assurance Maladie, avec un complément souvent assuré par les mutuelles. Dans certains centres de vaccination, il peut être administré gratuitement.

  • Maintenir un suivi gynécologique régulier, même en l’absence de symptômes 
  • En cas de saignement ou de symptôme inhabituel : consulter sans tarder 
  • Sensibiliser autour de soi : le dépistage et la vaccination peuvent sauver des vies 

Sources : INCa, Ligue contre le cancer, Ameli

Qu’est-ce que le cancer colorectal ?

Le cancer colorectal concerne le côlon ou le rectum. C’est une tumeur maligne qui se développe à partir de cellules de la paroi intestinale. 

La plupart du temps, ce cancer se développe lentement : il début souvent sous la forme de polypes, des petites liaisons bégnines, qui, non dépistées, peuvent évoluer en cancer. 

Quelques chiffres

  • Chaque année en France, plus de 47 000 nouveaux cas diagnostiqués 
  • Ce cancer touche aussi bien les hommes que les femmes. Chez l’homme il s’agit du 3e cancer le plus fréquent, chez la femme du 2e 
  • Lorsqu’il est détecté tôt, le pronostic est bien meilleur : un cancer colorectal repéré à un stade précoce peut être guéri dans 9 cas sur 10 

Symptômes 

Le problème c’est que le cancer colorectal n’occasionne souvent aucun symptôme au début, d’où l’importance du dépistage.

Quand des signes apparaissent, ils peuvent être : 

  • Présence de sang dans les selles 
  • Modification durable des habitudes alimentaires (constipation, diarrhée, alternance..) 
  • Douleurs abdominales, inconfort intestinal ou ballonnements persistants
  • Perte de poids inexpliquée, fatigue 

Ces symptômes ne signifient pas forcément un cancer mais ils justifient un avis médical.

Recommandations

  • Si vous avez entre 50 et 74 ans, profitez du programme national de dépistage organisé : un test simple (Recherche de sang occulte dans les selles) est proposé tous les 2 ans. Le test est gratuit et indolore, et permet de détecter des polypes ou des cancers précoces 
  • En cas de résultat positif (sang détecté), une coloscopie est réalisée pour explorer le colon et vérifier la présence de lésion 
  • Même en l’absence de symptôme, ce dépistage est fortement recommandé.

Sources : INCa, Ligue contre le cancer, Ameli

Situations sanitaires exceptionnelles

Épidémie grippale 

Comprendre une épidémie de grippe et comment s’en protéger

Chaque année, la grippe réapparaît et circule largement. C’est une infection respiratoire virale aiguë, très contagieuse, qui touche des millions de personnes. Lorsqu’une épidémie survient, elle se manifeste par une forte augmentation du nombre de malades en peu de temps.

Les symptômes les plus courants

Une grippe peut provoquer :

  • une forte fièvre,
  • des courbatures,
  • une grande fatigue,
  • de la toux,
  • un mal de gorge,
  • un nez qui coule,
  • parfois des maux de tête ou des frissons.

Chez la majorité des gens, la maladie guérit en quelques jours, mais chez les personnes fragiles, elle peut entraîner des complications graves comme une pneumonie ou l’aggravation d’une maladie chronique.

 

La vaccination contre la grippe : un geste simple, chaque année

Le virus de la grippe change régulièrement. C’est pourquoi un vaccin adapté aux nouvelles souches est proposé chaque saison : il faut donc se faire vacciner chaque année.

La vaccination vise à :

  • prévenir la maladie,
  • éviter les complications graves, surtout chez les personnes vulnérables,
  • réduire la circulation du virus dans la population.

Qui est concerné en priorité ?

La vaccination est recommandée et prise en charge pour :

  • les personnes de 65 ans et plus,
  • celles moins de 65 ans avec maladies chroniques (cardiaques, respiratoires, diabétiques, etc.),
  • les femmes enceintes,
  • les personnes vivant en établissement médicalisé,
  • les professionnel.les de santé et toute personne en contact étroit avec des personnes à risque.

Depuis 2023, elle peut aussi être proposée aux enfants de 2 à 17 ans, même sans comorbidité.

Quand et comment se faire vacciner ?

La campagne 2025-2026 a débuté le 14 octobre 2025.
Le vaccin est remboursé à 100 % pour les personnes ciblées.

On peut se faire vacciner :

  • en pharmacie,
  • chez un.e infirmier.ère,
  • chez un.e médecin,
  • ou par un.e sage-femme.

La vaccination grippe et COVID-19 peut être faite en même temps, ou séparément sans délai particulier.

Vaccination COVID-19 : ce qu’il faut savoir

Les personnes ciblées sont globalement les mêmes que pour la grippe, avec quelques situations supplémentaires (troubles psychiatriques, démence, trisomie 21).

Le schéma vaccinal est simplifié :

  • à partir de 5 ans : 1 seule dose,
  • 6 mois à 4 ans : 3 doses pour les enfants jamais vaccinés ni infectés.

Le vaccin est pris en charge à 100 % pour tous.

Vaccination et gestes barrières : une protection renforcée

La vaccination est essentielle, mais ne remplace pas les gestes de prévention. Ensemble, ils forment un bouclier sanitaire efficace.

Les gestes barrières à adopter :

  • se laver les mains régulièrement,
  • porter un masque en cas de symptômes ou avec des personnes vulnérables,
  • tousser/éternuer dans son coude,
  • aérer son logement plusieurs fois par jour,
  • éviter les contacts proches quand on est mal

Qu’est-ce qu’une inondation ?

Une inondation survient lorsque l’eau déborde d’un fleuve, d’une rivière ou d’un autre cours d’eau, ou lorsque de fortes pluies génèrent un excédent d’eau que le sol ne peut pas absorber. Cela peut également être causé par une fonte rapide de neige, des tempêtes ou des vagues de fortes pluies.

Les inondations peuvent se produire de différentes manières :

  • Inondations fluviales : Elles se produisent généralement après des pluies prolongées ou la fonte des neiges, quand les rivières ou ruisseaux débordent.
  • Inondations urbaines : Celles-ci se produisent plus rapidement, souvent à cause du manque de drainage dans les villes.
  • Inondations côtières : Elles surviennent lorsque le niveau de la mer monte à cause de tempêtes ou de marées exceptionnelles.

Les signes avant-coureurs d’une inondation

L’inondation peut arriver rapidement, mais il existe certains signes d’alerte à surveiller :

  • Montée rapide du niveau des rivières ou des ruisseaux : Si vous vivez près d’un cours d’eau, surveillez la montée rapide de l’eau après des pluies fortes. Cela peut être un signe que l’inondation est imminente.
  • Pluies abondantes et prolongées : Des pluies très fortes pendant plusieurs jours augmentent le risque d’inondation.
  • Alertes météorologiques : Si des alertes aux inondations sont émises, cela signifie que le sol risque d’être saturé et que des crues peuvent survenir.
  • Saturation du sol : Si le sol est déjà plein d’eau à cause de pluies passées, il aura du mal à absorber l’eau de nouvelles précipitations.
  • Rupture de digue ou de barrage : Si un barrage ou une digue se brise, une inondation soudaine peut se produire.

Que faire pour se protéger en cas d’inondation ?

Avant l’inondation :

  1. Informez-vous sur les risques :
    Renseignez-vous sur les zones à risque d’inondation près de chez vous. Consultez les cartes des zones inondables sur des sites comme GeoRisques pour savoir si vous êtes dans une zone à risque.
  2. Préparez un kit d’urgence :
    Anticipez en préparant un kit contenant des documents importants, des vêtements de rechange, de l’eau, de la nourriture, des médicaments et une lampe de poche. Cela peut être précieux en cas d’évacuation.
  3. Élevez les objets sensibles :
    Si vous habitez une zone à risque, déplacez vos objets importants (électroménager, papiers, mobilier) dans des endroits plus sûrs, comme des étages supérieurs.
  4. Suivez les alertes météo :
    Abonnez-vous aux alertes locales pour recevoir des informations en temps réel et être informé des risques d’inondation dans votre secteur.

Pendant l’inondation :

  1. Évacuez si nécessaire :
    Si vous êtes dans une zone à risque, suivez immédiatement les consignes des autorités locales. Ne tentez pas d’attendre que la situation se dégrade. Prenez les routes sécurisées et évitez les zones basses.
  2. Ne traversez jamais les eaux :
    Ne tentez pas de traverser les eaux de crue, même à pied. L’eau peut cacher des dangers comme des débris ou des courants violents. Évitez aussi de conduire sur des routes inondées.
  3. Restez à l’abri :
    Si vous êtes déjà à l’intérieur, montez dans des étages supérieurs si possible, loin des fenêtres et des murs extérieurs. Évitez les fils électriques ou tout appareil sous l’eau.
  4. Coupez l’électricité :
    Si vous êtes en sécurité et que vous pouvez le faire sans danger, coupez l’électricité pour éviter les risques d’électrocution.

Après l’inondation :

  1. Attendez l’autorisation des autorités :
    Ne retournez chez vous que lorsque les autorités vous auront informé que la situation est sous contrôle et que la zone est sûre.
  2. Protégez-vous contre les risques sanitaires :
    Les eaux de crue peuvent être contaminées. Portez des gants, des bottes et des vêtements de protection pour éviter tout contact direct. N’oubliez pas de vous désinfecter les mains après chaque contact avec l’eau.
  3. Vérifiez la salubrité de l’eau :
    Si l’approvisionnement en eau est perturbé, faites bouillir l’eau ou utilisez des tablettes purificatrices jusqu’à ce qu’il soit rétabli.
  4. Inspectez votre logement :
    Aérez votre maison pour éviter l’humidité. Si des dégâts ont eu lieu, contactez des professionnels pour réparer les dommages et vérifier la sécurité structurelle de votre habitation.

Les inondations peuvent être des événements naturels violents, mais avec un peu de préparation et de vigilance, vous pouvez minimiser les risques pour vous et vos proches. L’essentiel est de se préparer à l’avance, de rester informé grâce aux alertes, et de suivre les recommandations des autorités lorsque la situation évolue.

Ne sous-estimez jamais le danger des eaux de crue et faites preuve de prudence pour garantir votre sécurité et celle de votre famille.

Qu’est-ce qu’une canicule ?

Une canicule, c’est une période de chaleur extrême qui dure plusieurs jours. Pendant cette période, les températures dépassent souvent les 30°C et peuvent continuer à grimper, créant des conditions particulièrement éprouvantes, surtout pour les personnes les plus vulnérables.

Les symptômes de la canicule :
La chaleur peut avoir des effets très graves sur la santé, surtout chez les personnes fragiles comme les enfants, les personnes âgées ou celles souffrant de maladies chroniques. Voici les signes à surveiller :

  • Déshydratation : Une grande perte d’eau et de sels minéraux qui peut rendre une personne très faible, avec des vertiges, des maux de tête, voire des nausées.
  • Coup de chaleur : Quand la température du corps dépasse les 40°C, provoquant des vomissements, une confusion mentale, et parfois des pertes de connaissance.
  • Epuisement dû à la chaleur : Cela se traduit par une fatigue intense, des crampes musculaires, une sueur excessive et des maux de tête.
  • Problèmes cardiaques et respiratoires : La chaleur fatigue l’organisme et peut aggraver des maladies déjà présentes, comme les troubles cardiaques ou respiratoires.

Que faire pour se protéger pendant la canicule ?

Voici quelques conseils simples et efficaces pour vous protéger et protéger vos proches des effets de la canicule :

  1. Se protéger de la chaleur :
    • Restez à l’ombre ou dans des endroits frais pendant les heures les plus chaudes de la journée (entre 11h et 21h).
    • Portez des vêtements légers, un chapeau ou une casquette pour vous protéger du soleil.
    • Évitez les efforts physiques intenses. Préférez des activités plus calmes, tôt le matin ou en soirée, quand il fait plus frais.
  2. Bien s’hydrater :
    • Buvez de l’eau régulièrement, même si vous n’avez pas soif. L’eau est la meilleure boisson pour rester hydraté. Évitez les boissons alcoolisées ou sucrées, qui accélèrent la déshydratation.
    • Vérifiez régulièrement l’hydratation des enfants, des personnes âgées et des personnes malades, car elles sont encore plus vulnérables à la chaleur.
  3. Maintenir son environnement frais :
    • Aérez votre maison tôt le matin ou tard le soir pour faire entrer de l’air frais.
    • Fermez les volets pendant la journée pour garder l’intérieur de la maison à l’ombre et limiter la chaleur.
    • Si possible, utilisez un ventilateur ou un climatiseur pour baisser la température à l’intérieur.
  4. Prendre soin des personnes vulnérables :
    • Surveillez régulièrement les personnes âgées, malades ou isolées, qui sont plus à risque pendant une canicule. Faites-leur des visites ou appelez-les fréquemment pour vous assurer qu’elles ne sont pas en danger.
  5. Les signes d’alerte à surveiller :
    • Si vous ou une personne autour de vous présente des signes de déshydratation ou de coup de chaleur, il est important de l’amener dans un endroit frais, de l’hydrater immédiatement et de contacter les secours si les symptômes sont graves.
  6. Limiter les risques à l’extérieur :
    • Évitez de sortir pendant les heures les plus chaudes de la journée, surtout pour les jeunes enfants et les personnes âgées.
    • Si vous devez absolument sortir, faites des pauses à l’ombre, buvez souvent, et n’hésitez pas à prendre votre temps.
    • Préférez des repas légers et riches en eau, comme des salades ou des fruits frais, qui sont plus faciles à digérer et vous aident à rester hydraté.

Restez attentif et bienveillant envers vous-même et vos proches.

Pendant une canicule, il est primordial de rester vigilant et de suivre ces gestes simples mais importants pour vous protéger et protéger ceux qui vous entourent. En étant attentif à ces petites actions, vous pourrez traverser cette période de chaleur plus sereinement et en toute sécurité.

En cas de doute ou de symptômes graves, n’hésitez pas à contacter un.e professionnel.le de santé.
Restez hydraté, au frais, et prenez soin de vous ! 

Vie sexuelle et affective

A quoi sert la contraception féminine ?

La contraception permet d’éviter une grossesse non désirée. Elle donne la possibilité de choisir si et quand on souhaite avoir un enfant. Un choix souvent essentiel pour sa santé, son bien-être, sa vie personnelle ou professionnelle.

Il existe plusieurs types de méthodes selon les besoins, le mode de vie, l’âge, la santé, et les préférences personnelles. 

Les différentes méthodes de contraception

Les méthodes hormonales

Parmi les plus utilisées, elles agissent sur le cycle menstruel pour empêcher l’ovulation, rendre la glaire cervicale hostile aux spermatozoïdes ou modifier la paroi utérine. 

  • La pilule contraceptive (combinée ou microprogestative) : à prendre tous les jours aux mêmes heures. Efficace si bien utilisée, mais attention à la rigueur d’emploi.  
  • Le patch, l’anneau vaginal, l’implant contraceptif, l’injection : ce sont des alternatives à la pilule. L’implant, par exemple, se pose sous la peau et fonctionne plusieurs années sans oubli, l’anneau ou le patch nécessitent un renouvellement régulier.  

Ces méthodes sont efficaces, mais ne protègent pas contre les infections sexuellement transmissibles (IST).  

 Elles conviennent à beaucoup de femmes, mais nécessitent un suivi médical, pour vérifier qu’il n’y a pas de contre-indications selon l’âge, l’hygiène de vie, les antécédents ou d’autres facteurs.

 Les méthodes non hormonales ou mécaniques

  • Le dispositif intra-utérin (DIU ou « stérilet »), qu’il soit hormonal ou en cuivre, est inséré dans l’utérus par un.e professionnel.le de santé. Il peut rester actif plusieurs années (généralement 5 ans pour un DIU hormonal).  
  • Les préservatifs (masculin ou féminin), le diaphragme, la cape cervicale, les spermicides sont des méthodes barrières ou locales. Elles nécessitent une utilisation à chaque rapport.  
  • Les méthodes « naturelles » ou « de connaissance du cycle » : calcul des périodes de fertilité, observation de la glaire cervicale, prise de température, etc. Ces méthodes demandent une bonne compréhension du cycle et une vigilance quotidienne.  

Ces méthodes sont généralement moins fiables que les méthodes hormonales ou les DIU, surtout si elles ne sont pas utilisées avec rigueur.  

Choisir la contraception qui vous convient

Il n’y a pas de méthode universelle : la bonne contraception, c’est celle qui s’adapte à votre corps, votre santé, votre mode de vie, vos choix et vos besoins.  

Quand vous consultez un.e médecin ou un.e sage-femme, il·elle prendra en compte votre santé (antécédents, âge, habitudes), vos envies (règles régulières, liberté d’oublis, désir d’avoir des enfants, etc.), et vous présentera les options adaptées.  

Il peut être utile de discuter tranquillement avec son·sa partenaire, c’est un choix partagé, qui peut évoluer selon les projets de vie.  

Quelques conseils si vous vous posez des questions

  • Prenez le temps d’informer, de vous renseigner : chaque méthode a ses avantages et ses inconvénients.
  • Si vous choisissez une méthode hormonale, assurez-vous d’un suivi médical régulier, pour vérifier que tout va bien.
  • Si vous optez pour une méthode mécanique ou barrière, veillez à sa bonne utilisation, à chaque rapport.
  • Si vous choisissez une méthode « naturelle », soyez consciente qu’elle demande de la vigilance et de la régularité et qu’elle est souvent moins sûre.
  • N’hésitez jamais à poser des questions à un·e professionnel·le de santé : contraception rime avec information et choix éclairé.

La contraception féminine, c’est avant tout une liberté, un moyen de choisir sa vie. Ce qui compte, c’est de trouver celle qui vous correspond, de l’utiliser en toute conscience, de bien vous informer, et de ne jamais hésiter à en discuter avec un·e professionnel·le de santé.

 La contraception masculine 

La contraception ne concerne pas uniquement les femmes. La contraception masculine existe, même si les solutions sont plus limitées qu’en matière de contraception féminine. 
Cela permet aux couples de répartir la responsabilité, de décider ensemble, et d’offrir davantage de choix selon leurs désirs, leurs projets, leur confort.

Quelles sont les méthodes masculines aujourd’hui ?

Le préservatif masculin

  • C’est la méthode la plus utilisée.  
  • Bien utilisé (posage correct, retrait avant la fin de l’érection, lubrifiants appropriés…), le préservatif protège contre une grossesse et contre les infections sexuellement transmissibles (IST).  
  • C’est une méthode réversible, accessible, sans intervention médicale : c’est un bon premier réflexe contraceptif. 

 La vasectomie : stérilisation masculine

  • La vasectomie est aujourd’hui la méthode la plus efficace côté masculin.  
  • C’est une intervention chirurgicale qui bloque les canaux transportant les spermatozoïdes, ce qui empêche la fécondation sans modifier l’érection, l’éjaculation, ni la libido.  
  • C’est une méthode irréversible : il faut être bien certain de ne plus vouloir d’enfant. La loi impose un délai de réflexion avant l’intervention.  
  • Le « retrait » 
  • Autrefois souvent évoqué, c’est une méthode envisageable, mais très peu fiable.  
  • Elle ne protège ni bien contre une grossesse, ni contre les IST. Ce qui la rend inadaptée si l’on cherche une contraception sûre.  

 Les pistes de la contraception masculine

Des recherches sont en cours pour développer une pilule masculine, ou d’autres formes de contraception masculine réversible. Mais ces projets sont loin d’être finalisés.  

Cela s’explique notamment par la complexité de bloquer durablement la production de spermatozoïdes sans altérer la santé, la virilité ou les fonctions hormonales : un défi scientifique encore à relever.  En attendant, les méthodes classiques restent les seules garanties disponibles.

La contraception masculine existe mais elle reste plus limitée que la contraception féminine. Chaque méthode a ses avantages et ses limites : le préservatif est accessible et protège aussi des IST, la vasectomie est très efficace mais irréversible, et le retrait est peu fiable.

Ce qui compte, c’est le choix informé, la responsabilité partagée, et le respect des besoins de chacun. Un couple qui parle, choisit et agit ensemble peut trouver la solution qui lui convient le mieux.

Sources : Inserm, Ameli, Santé Publique France, UroFrance

 

Maladies sexuellement transmissibles 

Les IST : Ce qu’il faut savoir pour se protéger

Les infections sexuellement transmissibles (IST) sont des infections qui se transmettent lors de rapports sexuels non protégés. Elles peuvent toucher n’importe qui, mais il existe des moyens simples et efficaces pour se protéger et prendre soin de sa santé. Voici l’essentiel à savoir pour vous protéger et protéger vos proches.

Qu’est-ce qu’une IST ?

Les IST peuvent être causées par des virus, des bactéries ou des parasites. Certaines sont plus courantes, comme le VIH (Virus de l’Immunodéficience Humaine), l’hépatite, la chlamydia, la gonorrhée, ou encore le papillomavirus humain (HPV). Elles peuvent parfois ne présenter aucun symptôme, ce qui rend leur détection encore plus importante.

Quels sont les symptômes à surveiller ?

Certaines IST ne causent aucun symptôme, mais si vous en présentez, voici ce qui peut arriver :

  • Démangeaisons, douleurs ou gonflements dans la zone génitale.
  • Pertes inhabituelles (comme des écoulements ou des pertes de sang anormales).
  • Brûlures ou douleurs en urinant.
  • Douleurs pendant les rapports sexuels.
  • Apparition de boutons ou d’éruptions cutanées.

Si vous remarquez l’un de ces symptômes, il est important de consulter un professionnel de santé, même si vous ne vous sentez pas gravement malade.

Comment se protéger des IST ?

La prévention est simple, mais essentielle pour se protéger :

  1. Utiliser un préservatif : C’est la meilleure protection contre la plupart des IST, qu’il s’agisse de rapports vaginaux, anaux ou oraux. Le préservatif protège aussi contre le VIH et d’autres infections comme l’herpès ou la chlamydia.
  2. Se faire vacciner : Le vaccin contre le papillomavirus (HPV) est recommandé pour prévenir certains cancers. Il est efficace surtout lorsqu’il est administré avant le début de l’activité sexuelle.
  3. Dépistage régulier : Si vous êtes sexuellement actif, faites-vous tester régulièrement, surtout si vous avez des partenaires multiples ou si vous avez des symptômes. C’est rapide, facile et parfois gratuit !

Quand faire un test ?

  • Après un rapport sexuel non protégé.
  • Si vous avez des symptômes (même discrets !).
  • Si vous changez de partenaire ou avez plusieurs partenaires.
  • Pour votre tranquillité d’esprit, même si vous n’avez pas de symptômes.

Où faire un test ?

Vous pouvez vous faire tester facilement et de manière confidentielle :

  • Chez votre médecin généraliste : Il pourra vous prescrire des tests et vous accompagner.
  • Dans un centre de dépistage gratuit : Ces centres offrent un dépistage anonyme et sans rendez-vous.
  • En pharmacie : Certaines pharmacies proposent des autotests pour le VIH.
  • Dans des cliniques spécialisées : De nombreuses villes proposent des consultations spéciales pour les IST.

Les IST ne sont pas à négliger, mais il existe des moyens simples et efficaces pour se protéger : utiliser des préservatifs, se faire vacciner et se tester régulièrement. Si vous avez des symptômes ou des doutes, il n’y a rien de mieux que d’en parler à un.e professionnel.le de santé. Cela permet de détecter tôt une infection et de la traiter rapidement.

N’oubliez pas que prendre soin de votre santé sexuelle est aussi important que de prendre soin de votre santé en général.

Qu’est-ce que la dépression post-partum ?

Après la naissance d’un enfant, le « baby-blues » , un petit passage d’émotions, de fatigue, d’hormones chamboulées, est assez courant : 50 à 80 % des mères peuvent le ressentir dans les premiers jours.
Mais quand ces signes durent, s’intensifient ou que d’autres symptômes apparaissent, il peut s’agir de dépression post-partum. Cette période peut toucher 10 à 20 % des femmes après l’accouchement.  C’est un trouble sérieux de l’humeur, un état de détresse psychique et non « juste un moment de fatigue » : il mérite d’être reconnu et pris en charge.

 Les symptômes

Voici ce qu’on peut observer quand la dépression post-partum s’installe :

  • Tristesse persistante, sentiment de vide ou de désespoir, pleurs fréquents. 
  • Grande fatigue, manque d’énergie, même après le sommeil.  
  • Troubles du sommeil (même en l’absence des réveils bébé), insomnie ou sommeil non réparateur.
  • Perte d’intérêt pour les activités habituelles, incapacité à prendre plaisir.
  • Difficulté, voire impossibilité, à créer ou entretenir un lien avec le bébé, sentiment d’incompétence ou de culpabilité maternelle. 
  • Sentiment d’être dépassée, repli sur soi, isolement, anxiété, parfois pensées noires ou idées suicidaires dans les cas graves.  

Si ces symptômes persistent au-delà de deux semaines ou apparaissent avec intensité, il est important de ne pas les ignorer. 

Pourquoi c’est important d’en parler et de réagir  et ne pas attendre ?

Quand la dépression post-partum n’est pas identifiée ni prise en charge :

  • la maman souffre inutilement, parfois dans le silence, avec des risques graves pour sa santé mentale (idées suicidaires, mal-être durable).  
  • le lien mère-enfant, le bien-être du bébé, la dynamique familiale peuvent être affectés.  
  • C’est une question de santé publique : dépister tôt, accompagner, soutenir, c’est aider à prévenir ces conséquences.  

Rappel important : la dépression post-partum n’est pas un signe de faiblesse ni une mauvaise mère, c’est une maladie, qui peut toucher n’importe quelle femme, après une grossesse « normale » comme après une grossesse difficile. 

 Les recommandations et les aides

  • Depuis 2022, en France, un entretien postnatal précoce est proposé entre la 4 et la 8 semaine après l’accouchement pour repérer des signes éventuels de dépression post-partum. 
  • Si des signes sont repérés, un suivi médical, psychologique ou psychiatrique peut être mis en place : psychothérapie, soutien, accompagnement spécialisé — en ambulatoire ou, si nécessaire, en unité dédiée mère-enfant.  
  • Prendre soin de son sommeil, de son entourage, de son équilibre de vie : soutien familial ou amical, aide pour les nuits, partage des tâches, discussions ouvertes… tout cela compte beaucoup.  
  • Parler à son/sa partenaire, à un·e proche, à un·e professionnel·le. Ne pas rester seule. Le simple fait d’être écoutée, comprise, peut déjà aider grandement.
  • Savoir qu’il existe des ressources, des professionnel.lles prêts à aider et que demander de l’aide, ce n’est pas un échec, c’est un pas vers le mieux-être.

La dépression post-partum est courante et réelle. Ce n’est pas un simple « coup de mou » après l’accouchement. Reconnaître les signes, en parler, demander de l’aide, c’est protéger sa santé, son bien-être, celui de son bébé, de sa famille.
Il existe des aides, des professionnel.lles, des dispositifs pour vous accompagner. Vous n’êtes pas seule.

Sources : Ameli, sante.gouv, Santé Publique France

Qu’est-ce que les violences conjugales ?

Les violences conjugales regroupent toutes formes de violences exercées par un (ex-) conjoint, partenaire de PACS ou concubin : violences physiques, psychologiques, sexuelles, voire économiques. 
Ce n’est pas “juste” une dispute ou des tensions : ce sont des actes punis par la loi, et les victimes ont droit à protection, aide et soutien.  

Comment repérer des violences conjugales : les signaux d’alerte

Les violences peuvent prendre des formes variées :

  • Des coups, blessures ou menaces physiques.  
  • Des violences psychologiques : humiliations, insultes, isolement, dénigrement, peur, harcèlement moral, même sans trace visible.  
  • Des violences sexuelles (viol, pressions, actes non consentis).  
  • Des violences économiques ou matérielles : contrôle des finances, privation de ressources, interdiction de travailler, dépendance forcée.  

Ces violences peuvent être ponctuelles ou s’installer dans le temps, progresser en intensité, ou se répéter  et toucher n’importe qui, femme ou homme, avec ou sans enfant.  

Que faire si vous êtes concerné·e : vos droits et les aides existantes

Si vous subissez ou êtes témoin de violences conjugales, vous n’êtes pas seul·e. Des solutions existent pour vous protéger et agir.

  • Appels d’urgence : en cas de danger immédiat, composer le 17 ou 112, ou envoyer un SMS au 114 (gratuit).  
  • Écoute, orientation, soutien : le numéro 3919 est gratuit et anonyme, pour les victimes (et proches) de violences conjugales.  
  • Protection juridique : vous pouvez demander une ordonnance de protection auprès du juge aux affaires familiales, même sans avoir déposé plainte, pour vous mettre à l’abri, protéger vos enfants, obtenir des mesures de sécurité.  
  • Dépôt de plainte : c’est une voie pour que l’auteur des violences soit poursuivi, ce qui peut aider à faire cesser les violences et obtenir réparation.  

Aide d’urgence

Depuis le 1ᵉʳ décembre 2023, un dispositif d’Aide d’urgence aux Victimes de violences conjugales (AVVC) est disponible en France.  

  • Cette aide s’adresse à toute victime de violences conjugales, femme ou homme, avec ou sans enfant, qu’importe les ressources.  
  • Elle peut prendre la forme d’une subvention (don non remboursable) ou d’un prêt sans intérêt, selon votre situation.  
  • Elle est versée dans les 3 à 5 jours suivant la demande pour vous permettre de vous mettre à l’abri rapidement, démarrer une nouvelle vie, subvenir à des besoins urgents.  
  • Pour en bénéficier, il faut fournir un justificatif récent (plaintes, ordonnance de protection, signalement au procureur…).  

Cette aide est un outil concret pour rompre le cycle de la violence et reconstruire sa sécurité.

Pourquoi briser le silence et demander de l’aide

Les violences conjugales ne sont jamais normales. Elles peuvent laisser des traces profondes physiques, psychologiques, sociales, sur les victimes, leurs enfants, leurs proches.

Agir, c’est non seulement se protéger soi-même, mais aussi contribuer à faire cesser un cycle souvent invisible, injuste, destructeur. Chaque signalement, chaque demande d’aide, peut réellement changer les choses pour soi, pour les siens, pour l’avenir.

Souvent, le plus dur est de passer le premier pas : appeler, demander de l’information, porter plainte, s’éloigner. Mais ce pas peut sauver une vie.

Sources : Info.gouv, Service public, CAF

Santé mentale

Qu’est-ce que c’est ?

La dépression est un trouble de l’humeur qui touche le bien-être émotionnel, psychologique et social. Elle n’est pas un simple « coup de fatigue » : elle correspond à une souffrance durable qui perturbe le quotidien, l’énergie, les relations, la motivation.
Elle apparaît lorsque l’équilibre mental est fragilisé : stress, surcharge, isolement, événements difficiles…

Symptômes fréquents

Les signes peuvent varier, mais on retrouve souvent :

  • Fatigue persistante, épuisement moral.
  • Perte de motivation, perte d’intérêt pour ce qu’on aimait.
  • Pensées négatives récurrentes, tristesse durable.
  • Troubles du sommeil (insomnie, réveils nocturnes, sommeil non réparateur).
  • Difficulté à gérer les émotions, irritabilité ou repli sur soi.
  • Difficulté à fonctionner dans la vie quotidienne.

Ces signes ne doivent jamais être ignorés, surtout s’ils durent plusieurs semaines ou qu’ils empêchent de vivre normalement.

Recommandations et aide

  • Consulter un.e professionnel.le de santé est une première étape essentielle (médecin généraliste, psychologue, psychiatre).
  • Un.e médecin peut proposer un accompagnement adapté : psychothérapie, soutien régulier, parfois traitement.
  • Parler à quelqu’un de confiance, s’entourer, s’alléger du stress du quotidien peut aider.
  • Adopter des gestes de bien-être : sommeil régulier, activité physique douce, alimentation équilibrée, moments pour soi, relaxation.
  • Ne pas rester seul : demander de l’aide n’est pas une faiblesse mais un acte de courage.

Qu’est-ce que c’est ?

Les idées suicidaires peuvent apparaître lors d’une période de grande souffrance ou de désespoir. Elles ne signifient pas que la personne « veut mourir » : souvent, elles signifient surtout qu’elle ne voit plus comment faire face à la douleur.
C’est un signal d’alarme, un appel à l’aide.

Symptômes ou signes d’alerte

  • Pensées sombres à propos de la mort ou de sa propre disparition.
  • Impression d’être un poids pour les autres.
  • Sentiment d’impasse, perte d’espoir.
  • Isolement, rupture avec les activités habituelles.
  • Agressivité contre soi-même, paroles inquiétantes (« Je ne supporte plus », « Vous serez mieux sans moi »…).

Recommandations et aide

En cas de pensées suicidaires, il faut demander de l’aide immédiatement.
Vous n’avez pas à traverser ça seul(e).

Aides disponibles :

  • 3114 Numéro national de prévention du suicide, gratuit, anonyme, disponible 24h/24.
  • Parler à un proche ou à quelqu’un en qui tu as confiance.
  • Se rendre aux urgences en cas de crise grave (les services psychiatriques accueillent sans rendez-vous).
  • Contacter un.e médecin pour une prise en charge rapide.

En parler peut véritablement sauver une vie. Ouvrir la discussion est le premier pas vers un apaisement possible.

Qu’est-ce que c’est ?

La santé mentale, c’est l’ensemble du bien-être émotionnel, psychologique et social.
Quand cet équilibre est perturbé, d’autres troubles peuvent apparaître, comme :

  • anxiété et troubles anxieux,
  • troubles du sommeil,
  • troubles de l’humeur,
  • burn-out,
  • stress chronique,
  • difficultés relationnelles ou sociales.

Ces troubles sont fréquents, et il est tout à fait possible d’aller mieux grâce à un accompagnement adapté.

 Symptômes courants

Les signaux à repérer incluent :

  • angoisse, inquiétude permanente ;
  • irritabilité, hypersensibilité émotionnelle ;
  • tensions corporelles, agitation ;
  • perte d’intérêt général ;
  • difficultés à se concentrer, surcharge mentale ;
  • isolement, retrait social ;
  • troubles du sommeil.

Ces symptômes indiquent qu’il est peut-être temps de demander de l’aide, surtout s’ils durent ou s’intensifient.

 Recommandations et aide

Prendre soin de sa santé mentale, c’est aussi :

  • Consulter un.e professionnel.le dès que les symptômes perturbent la vie quotidienne.
  • Parler à des proches, entretenir des relations positives qui rompent l’isolement.
  • Adopter des habitudes saines :
    • activité physique régulière,
    • sommeil suffisant,
    • alimentation équilibrée,
    • techniques de relaxation (méditation, respiration, yoga…).
  • S’autoriser des moments de pause, du temps pour soi, des activités qui ressourcent.
  • Apprendre à poser des limites et à demander de l’aide pour éviter la surcharge mentale.

Accidents de la vie courante

Qu’est-ce que c’est ?

Le monoxyde de carbone est un gaz toxique qui touche chaque année près de 4 000 foyers en France, entraînant une centaine de décès. Il peut être émis par tous les appareils à combustion : chaudière, chauffage d’appoint, poêle, groupe électrogène, cheminée.

Pour éviter les intoxications, il suffit d’avoir quelques réflexes essentiels :

  • Avant l’hiver, faites vérifier vos installations de chauffage et vos conduits de fumée par un professionnel qualifié.
  • Veillez à une bonne aération et ventilation de votre logement tout au long de l’année.
  • Respectez les consignes d’utilisation de vos appareils à combustion.
  • N’utilisez jamais pour vous chauffer des appareils non destinés à cet usage : cuisinière, four, brasero, barbecue,
  • Si vous devez installer des groupes électrogènes, placez-les impérativement à l’extérieur des bâtiments.

    En savoir plus : https://www.auvergne-rhone-alpes.ars.sante.fr/monoxyde-de-carbone

GUIDE : se protéger des intoxications au monoxyde de carbone 

 

Qu’est-ce que c’est ?

Une brûlure est une lésion de la peau ou d’un autre tissu causé par une source de chaleur (liquides ou solides chauds, flammes, vapeur), des produits chimiques, l’électricité ou même les rayonnements (par exemple coup de soleil). 

On distingue plusieurs degrés de brûlure selon la profondeur : 

  • 1er degré : peau rouge, sèche, douloureuse (comme un coup de soleil)
  • 2ème degré : présence de cloques, douleur importante 
  • 3ème degré : peau blanchâtre ou noire souvent sans douleur car les nerfs sont atteints

 

La gravité dépend également de l’étendue de la brûlure (par exemple: plus grande que la moitié de la paume de la main) et de la zone touchée (visage, mains, articulations…) 

Symptômes ou signes à reconnaître

Signes visibles selon le degré:

  • Rougeur et douleur (brûlure légère/1er degré)
  • Cloques remplies de liquide (2e degré)
  • Peau blanche, brune ou noire, possible absence de douleur (3e degré)

 

Autres signes d’alerte nécessitant une vigilance accrue ou une prise en charge médicale :

  • Brûlure étendue sur des zones sensibles (visage, mains, cou)
  • Cloques importantes ou douleur persistante 
  • Rougeurs qui s’étendent, fièvre, pus (signes d’infection) 
  • Brûlure chez un enfant très jeune, une personne âgée ou fragile 

 

Que faire en cas de brûlure ? (gestes de premiers secours)

  1. Ecarter le danger
    Eloigner la victime de la source de chaleur et, si nécessaire, couper l’énergie électrique ou éteindre les flammes

  2. Refroidir immédiatement la brûlure
    Faire couler l’eau tempérée (15 – 25°C) sur la zone brûlée pendant au moins 10 à 20 minutes ou tant que la douleur persiste. Ce geste réduit la douleur, limite l’extension des lésions et aide à limiter les dégâts profonds.
    A éviter :
    •  L’eau glacée ou la glace (peut aggraver la blessure) 
    • Les corps gras (beurre, huile, crème maison) 
    • Percer les cloques


  3. Protéger la zone brûlée :
    Après refroidissement -couvrir la brûlure avec un linge propre ou une compresse stérile sans serrer. 
    Si des vêtements sont collés à la peau, ne pas les retirer brutalement. 

 

Quand consulter ou appeler les secours ? 

Il faut appeler immédiatement le 15 ou le 112 si : 

  • La brûlure est grande ou profondément étendue. 
  • Elle touche le visage, les mains, le cou ou les articulations majeures. 
  • Il s’agit d’une brûlure électrique ou chimique. 
  • Les signes généraux (infection, douleur persistante, fièvre) apparaissent 

Une consultation médicale est également recommandée pour les brûlures qui ne guérissent pas ou montrent des signes d’infection.

 

Qu’est-ce que c’est ?

La noyade est un accident grave qui survient lorsqu’une personne ne parvient plus à respirer à cause de l’immersion dans un liquide, le plus souvent de l’eau (mer, rivière, piscine). Même si la personne est sortie de l’eau, des complications respiratoires peuvent apparaitre ensuite. Une noyade peut être mortelle en quelques minutes si elle n’est pas pris en charge.

 

Signes et symptômes qui doivent alerter 

Une personne en difficulté dans l’eau peut présenter :

  • Difficulté à garder la tête hors de l’eau 
  • Corps parallèle à l’eau et mouvements inefficaces
  • Incapacité à appeler ou à répondre 
  • Fatigue extrême, perte de conscience 

-> Après une immersion, même sans signes visibles, une surveillance médicale est recommandée si des symptômes apparaissent (toux persistante, difficulté à respirer) 

 

Que faire en cas de noyade ou de personne en difficulté ? 

  1. Sécuriser la scène 
    Appeler immédiatement les secours : 15/18/112 
    Eloignez la victime du danger sans vous mettre en péril 

  2. Si la victime est hors de l’eau 
    Allongez-la sur un plan dur
    Vérifier la respiration : si elle respire -> position latérale de sécurité (PLS) ; si elle ne respire pas -> massage cardiaque + bouche à bouche (si formé) : Appeler les secours reste prioritaire même si vous commencez les gestes

 

Prévention – avant la baignade 

Pour éviter les noyades, il est essentiel de connaître et respecter les bons réflexes : 

Choisir des lieux sûrs : 

  • Baignade dans les zones surveillées (maitres-nageurs) 
  • Eviter les zones dangereuses (courants forts, zones non balisées) 

Surveiller les enfants et personnes vulnérables

  • Toujours rester à portée de vue et de bras des enfants 
  • Eviter les baignades seules

Eviter certains comportements 

  • Eviter la consommation d’alcool 
  • Ne pas surestimer ses capacités 
  • Eviter de plongée dans une eau non connue 

 

Conseils pour se baigner en toute sécurité 

Selon les recommandations régionales et nationales :

Baignades surveillée pour les zones naturelles (lacs, fleuves) 

Respecter la signalisation locale 

Hydratation et protection solaire 

Connaitre la météo et l’état de l’eau (vagues, températures) 

-> En Auvergne Rhône Alpes, comme ailleurs, ces règles permettent de limiter significativement le risque de noyade 

 

Rappels essentiels : 

  • La noyade peut être silencieuse : on ne voit pas forcément quelqu’un appeler à l’aide 
  • La prévention est essentielle 
  • La surveillance des enfants doit être continue et rapprochée 
  • Appeler les secours reste prioritaire et immédiat en cas de suspicion de noyade